Elle est située dans la région des Aurès, à la jonction de l'Atlas tellien et de l'Atlas saharien. Démographiquement, la wilaya occupe le 5e rang avec une population de 1 128 030 habitants en 2008[4].
Batna a été construite sur un relief en cuvette, entourée de montagnes.
La ville, et plus largement la région des Aurès, est principalement peuplée de berbères chaouis, souvent bilingues parlant chaoui et arabe algérien.
Au nord-ouest, Batna possède un nouvel aéroport international situé à 30 km du centre-ville (code AITA : BLJ).
La terre de Batna faisait partie de la Numidie et des premiers royaumes indépendants Berbères comme l'atteste le monument de Madracen non loin de la ville. La vallée dans laquelle est installée la ville de Batna faisait jadis partie d'un territoire sous la domination de la vieille ville romaine de Lambèse. Les effets du temps et de l'érosion, notamment des pluies diluviennes et des glissements de terrain, ont peu à peu conduit à l'enfouissement de la ville romaine de Batna et d'une bonne partie des vestiges de la ville de Lambèse. La vallée était habitée par des Berbères chaouis. La tribu Fezzan(Fezazna), d'origine tripolitaine, elle sera concentrée à la Zaouïa de Zmella ou le village de Zmella, situé dans la vallée. Les Français l'ont baptisé à leur arrivée "Village Nègre", car il y avait une population noire les Zenagas (parlent le Berbère subsaharien), des descendants des Sanhadjas. Les Ayth Adi, tribu arabo-berbère possédaient la plus grande partie de la terre de la vallée. Les Ayth Ali, tribu berbère, avaient aussi des parcelles de terre dans cette vallée. Les Ayth Sidi Yahia, tribu berbère, habitaient la vallée jusqu'à Lambèse, eux aussi avaient une zaouïa. Les Ayth Chlihs, tribu berbère étaient également établis dans la vallée et avaient, eux aussi, une zaouïa. Les Hraktas tribu berbère avaient des terres pour leurs pâturages et des lieux saints dans cette vallée.
Les routes étaient protégées par toutes ces tribus contre les Razzias des autres tribus proches et des attaques ottomanes. Le commerce était prospère dans cette vallée, les gens passaient par cette vallée pour aller à Constantine. Ils venaient d' Arris, de Menaa, de Biskra, etc. Le voyage durait une journée à dos de cheval ou d'âne. Plusieurs zaouïas étaient, à cette époque, des lieux de visite mystique de culte des saints.
Le 12 février 1844, près de l'endroit de l'embranchement des routes des Batna-Bemelle et Batna-Condorcet et de la Zmella, Henri d'Orléans, duc d'Aumale, lieutenant général de l'armée française menant l'expédition de Biskra, décide de camper à cet endroit. Les traducteurs indigènes dirent N'bet H'na (Batna) (en français qui veut dire bivouac[6], nous passons la nuit ici). Les Français ont cru en entendant les autochtones dire « N'bet H'na » que l'endroit s'appelait Batna. C'est ainsi, raconte-t-on, que le nom de Batna trouve son origine. Se rendant vite compte de la situation stratégique de l'endroit (à mi-chemin entre Constantine et Biskra), l'expédition décida, dès 1844, la construction d'un camp militaire fixe destiné à contrôler les différents axes routiers. Devenue un carrefour incontournable, la ville de Batna se développa rapidement [7] et plusieurs familles vinrent y vivre. Des commerçants sont venus de partout pour y investir et y travailler alors que des soldats restèrent après leur service pour construire leurs vies sur place. La ville était cosmopolite, il y avait des personnes d'origines et de confessions extrêmement diverses ( Chaouis, Kabyles, Mozabites, Soufis, Arabes ( originaires de diverses régions d'Algérie et d'autres pays, notamment du Maroc et de Tunisie, etc ), Africain, Kouloughlis, et toutes sortes de métissages entre ces différentes origines ethniques. Ils étaient Musulmans pour la plupart, mais il y avait également, avant la guerre d'indépendance, des Juifs d'Algérie et de nombreux Chrétiens également originaires de France (de Corse, notamment) de Malte, d'Italie, Sicile notamment, des Allemands, et même des Russes. À ce sujet, un proverbe contemporain dit : "Batna réussit à ses étrangers". Plusieurs confédérations d'autochtones étaient concentrées dans le vieux Quartier du Camp de la ville et de la Zmela alors que beaucoup d' Européens habitaient le quartier du Stand où vivait aussi des Musulmans Algériens de classe plus ou moins aisée, ainsi que quelques familles de Juifs d'Algérie.
Les écoles, le théâtre, l'hôpital, les cinémas, les jardins, les routes, les installations sportives, les immeubles d'habitation et d'administration, la gare, etc., toutes ces activités s'y sont développées et ces infrastructures ont été baties pendant cette période et restent fonctionnelles à ce jour. Il y avait aussi un aéroport de l'armée à Batna qui devenait de plus en plus stratégique du point de vue économique et militaire. L'hôtel d'Orient et d'Angleterre sera construit pour accueillir les touristes avant la Première Guerre mondiale, vers 1885. Quelques célébrités mondiales y ont séjourné comme John Wayne et Mohammed Abdel Wahab[8].
Batna devient en 1957, le chef-lieu d'un département qui porte son nom.
- Quelques familles pionnières
Pierre Perego fut tué par des brigands au cours d'un transport , un convoi de plusieurs charrettes. Sa voiture de maintenance en queue de convoi avait été bombardée de pierres pour l'isoler du groupe et dévalisée. Les descendants de Pierre Tombini et Pierre Perego et de leurs épouses respectives Louise et Marie-Anne Merdiant, filles d'immigrant alsacien, restèrent à Batna de 1844 à 1962, soit quatre générations de transporteurs .Batna et ses alentours fut une fierté pour ces familles de pionniers et le restera dans la mémoire de leurs descendants
Mis à l'écart, laissés pour compte et souvent misérables, les citoyens de la ville se rebelleront contre les autorités françaises dès le début de la colonisation. Avant le génocide du 8 mai 1945, la résistance algérienne contre le colonialisme français s'organise et de nombreux Batnéens adhèrent au Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj, aux Oulémas algériens de Ben Badis, ou encore au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD).
Le 1er juin 1954, la réunion des 22 [9], décida que le déclenchement du djihad ait lieu à Batna. La première attaque de l'ALN en Algérie eut alors lieu dans la nuit de la Toussaint du 1er novembre 1954 quand plusieurs Batnéens dont Bouchemal, Bousseta et Mohamed Tahar Abidi, menés par Mostefa Ben Boulaïd, firent une incursion d'attaque dans la caserne de l'armée française à Batna et les poteaux télégraphiques furent sciés par les moudjahidines de la ville, c'est le début de la Révolution Algérienne[10],[11].
Plus de 500 personnes armées de Batna et des Aurès se soulèveront contre l'autorité coloniale ainsi que 1500 agents de liaison. Après une visite dans la région[12], François Mitterrand, ministre de l'Intérieur de l'époque, se rendit compte du danger que reprèsentait la détermination et le courage des Chaouis pour le devenir de l'Algérie Française. Il désigna alors Émile Vié comme sous-préfet des Aurès dans le but de "pacifier" ce peuple fier et héroïque, mais son plan fut un échec [13].
Fief de la Révolution, la région des Aurès, avec Batna comme capitale, Wilaya I de 1954 à 1962, constitua l'une des régions les plus actives durant la guerre d'Algérie[14]. De nombreuses personnalités militaires s'y distinguent tel que Mostefa Ben Boulaïd, membre important du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA) et « chef historique » du FLN[15]
De 1962 à 1965, Batna garda le découpage militaire de l'ALN : elle était le chef-lieu de toute la région des Aurès . Pendant ces toutes premières années de l'Indépendance, la ville a connu une croissance économique importante. Pendant le mandat du président Houari Boumédiène (1965 - 1979), plusieurs millions d'arbres seront plantés par les jeunes appelés de l'armée pour remplacer dans les montagnes avoisinant la ville (Kasrou, pic des cèdres ou Col de Telmet (forêt de Belezma), Bouarif, Mont Chélia, etc.) les arbres calcinés par les bombardements français. L'église de la ville fut détruite dans les années 1970 [16] pour être remplacée par une placette en marbre. Le Wali (préfet) ayant décidé cette destruction mourut tragiquement dans un mystérieux accident de la circulation quelques jours après la démolition de cet édifice religieux!
Dans les années 1970, la ville de Batna s'agrandira harmonieusement et se développera grâce au secteur industriel où plusieurs projets vont aboutir (complexes textile, cuirs, etc.) grâce à la contribution des entreprises de l'État ainsi qu'aux entrepreneurs batnéens. Malgré un régime socialiste, la vie à Batna était agréable à tel point que plusieurs cadres de l'État après une mutation à Batna décidèrent à cette époque d'y résider définitivement. Cependant, cette croissance sera brutalement freinée pendant l'ère du président Chadli Bendjedid (1978-1991), d'une part par la corruption naissante et vite généralisée et d'autre part par les conflits d'intérêts tribaux et le clanisme despotique ("بن عميس "). Alors que la ville commencait à manquer cruellement d'eau, de routes et d'espace, quelques travaux de prestige furent réalisés, comme la construction du stade omnisport du 1er novembre, face au cimetière de la ville, la rénovation du théâtre colonial de la ville, la réalisation de quelques cités d'habitations et de la maison de la culture ainsi que la salle de cinéma (le colisée), la gare routière, etc. C'est aussi pendant cette période que Batna voit sa territorialité administrative nettement amputée : elle n'est plus que le chef-lieu de la Wilaya de Batna qui ne comprend plus les départements de Khenchela, de Aïn Béïda, de Biskra et d' Oum-El-Bouaghi.
En 1992, Batna fut le théâtre d'affrontement entre l'Armée et les partisans du Front islamique du salut[17]. Plusieurs centaines de militants du FIS ont été tués ou exilés dans les camps du Sud, pendant ces évènements qui se sont déroulés lors de la période du président Mohamed Boudiaf. Par ailleurs, la ville de Batna paya un lourd tribu lors de la guerre civile avec plusieurs milliers de victimes en 10 ans.
Les grands travaux furent relancés petit à petit pendant la décennie noire. Ainsi, pour désenclaver les Aurès, l'ex-président algérien, Liamine Zéroual, décida en 1997 la construction de l'aéroport international Mostefa Ben Boulaïd, près du monument Medghassen. Il lancera aussi la construction du barrage de Timgad pour satisfaire la demande en eau potable de la région. La radio régionaliste de Batna fut créée à cette période et ses ondes couvrent aujourd'hui tous les Aurès.
Suite à la guerre civile, un exode des populations rurales, dans les années 2000, provoqua une brutale croissance démographique de la population batnéenne, ce qui provoqua une expansion anarchique de la ville, un étouffement de la circulation automobile[18], une flambée de l'immobilier mais surtout fera exploser la délinquance juvénile en cette fin des années 2000 [19],[20].
Fin 2007, Le président Abdelaziz Bouteflika accordera quelques projets pour la ville, comme le recouvrement des deux passages à ciel ouvert d'eaux usées qui traversent la ville{ref nécessaire} . La finition du grand barrage de Chemora dont la construction avait débutée en 1994 en est un[21]. pour le développement de l'agriculture.
Le soir du 8 septembre 2007, un attentat, revendiqué par Al-Qaida, eut lieu au centre-ville, visant Bouteflika, qui y échappa de peu. Il fit de nombreuses victimes : 19 morts et 100 blessés graves à Batna[22].
Pour désengorger le transport urbain de la ville de Batna, une étude de faisabilité pour un projet de tramway a été lancée en 2008[23]. Enfin, après plusieurs mois de conflit d'intérêts intra-municipal, des travaux, d'un coût de 200 millions de DA (20 M€), de bitumage des rues et ruelles de certains quartiers de la ville de Batna viennent d'être lancés en mai 2009 [24].
En 1990, le centre universitaire de la ville prit le statut prestigieux d'Université de Batna. L'université de Batna est classée deuxième en Algérie après Tlemcen. Elle occupe également le 45e rang en Afrique[25].
Dans ce cadre, une nouvelle Université devrait voir le jour à Batna, plus précisément à Fesdis dans l'ambition d'alléger les autres Universités de la Wilaya surchargées en ce qui concerne notamment les habitants de la ville de Barika comprenant 22 000 places pédagogiques et 22 000 lits pour la nouvelle cité Universitaire la jouxtant[26].En outre un stade de 10 000 places ainsi qu'une Piscine semi-Olympique devraient être créer.Sa mise en service devrait, elle, sauf retard, être prévue pour la rentrée scolaire 2010, d'après le journal algérien Le Financier [27].
Les adresses des rues sont les noms des Martyrs de la révolution algérienne.
D'après la Chambre de Commerce de la Wilaya[28], La ville de Batna serait active à travers toute la wilaya. Plusieurs possibilités de formation sont offertes à l'Université de Batna ; il existe aussi neuf centres de formation professionnelle ainsi que des centres de formation privés. Plusieurs établissements privés proposent des connexions Internet. En matière de santé publique, il existe à Batna plusieurs centres hospitaliers privés et étatiques. Le secteur hydraulique tourne à plein régime afin d'alimenter la ville et ses alentours: 1.191,710 m3 sont ainsi fournis annuellement. La zone industrielle (Gadaine), couvre une superficie de 4 000 m2. Plusieurs usines fonctionnent et sont spécialisées dans différents domaines ( cuir, construction, pétrochimie, produits pharmaceutiques, métallurgie, etc.) 35 % des terres de la wilaya de Batna sont consacrées à l'agriculture. Plusieurs jeunes ouvrent des cybercafé ou Internet comme sources de revenu [29],[30].
La wilaya de Batna est connue pour accueillir le Festival de Timgad chaque été au mois de juillet. Ce festival est de renommée internationale. De nombreux artistes y sont conviés. Ceux-ci viennent du monde entier (majoritairement d'Afrique, d'Europe et d'Amérique (France, Angleterre, Canada, Mexique, etc.).
La musique arabe y est représentée dans toute sa splendeur avec des artistes venus d'Égypte, du Liban, de Palestine, d'Irak, du Maroc, de la Tunisie, de la Turquie... Tout ceci fait de ce festival un moment de joie, de gaieté et de convivialité. Pour le plus grand bonheur des batnéens et des touristes qui font le déplacement pour l'occasion. Le festival se déroule dans le théâtre des ruines gallo-romaines de Timgad, qui sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui contribue à sa grande renommée.
Un Français en visite à Batna succomba au charme de la ville. En revenant en France, il lance son caramel Crema Batna dans le marché français.
La ville de Batna et sa région disposent aujourd'hui de plusieurs hôtels *** et restaurants.
La ville organise plusieurs activités liées aux divers domaines sportifs (marathon, cyclisme, tournois sportifs, scouts, etc)[33].
Batna est la ville d' artistes très connus. Mohamed Demagh a survécu après un bombardement de l'aviation français lorsqu’il était au maquis dans les Aurès sous le commandement de Mohamed Boudiaf où 35 de ses coéquipiers ont péri. Il a refusé de faire l'Indochine. Après les attentats du 11 septembre. Mohamed Demagh en hommage aux victimes de cet attentat, il a créé une œuvre à partir de débris de bombe qui datent de la Guerre d'Algérie. L'art de la catastrophe est purement batnéen[40]. Une élite d'artiste est formée et d'autres sont autodidactes ; plusieurs articles de la presse nationale décrivent les diverses occasions d'expositions et d'activités artistiques de la ville et de la région des Aurès[41]. La maison de culture organise chaque semaine des activités culturelles ainsi que le théâtre de Batna. Batna est réputée pour l'organisation de plusieurs événements culturels (expositions d'œuvres d'art, congrès, etc). En 2007, la ville a célèbré la semaine culturelle, qui se déroule chaque année. Lors de cette semaine, plusieurs activités culturelles se sont produit pour commémorer le festival d'Alger capitale de la culture Arabe.
La grande romancière suisse Isabelle Eberhardt a habité Batna dans le quartier de Zmella. En 1900, le commandant de la Subdivion de Batna à l'époque coloniale expulsa l'écrivaine de la commune d' El Oued et réintégra son mari à Batna [42]. Sa maison a été transformée en dépotoir après l'indépendance [43].
Plusieurs auteurs batnéens ont écrit des livres comme Nadia Chabani, El hachemi Saidani, Mohamed Nadir Sebaa, Abderezzak Hellal, Beïda Chikhi est Docteur d’État et professeur à la Sorbonne.
Plusieurs auteurs d'origine française ont écrit des livres qui traitent des thèmes liées aux Aurès et à la ville de Batna comme
Jean-Pierre Marin, Jean-Noël Pancrazi, Liliane Raspail, Liliane Amri, Jean Pèrés et Delessert Eugène, etc.
Claude- Pierre-Hypoplyte Polain, il fut historien, il est mort le 17 mars 1876 à Batna[44].
Anna Gréki, elle est écrivain et militante de la cause du Front de libération nationale (Algérie)[45].
Les auteurs comme Redha Malek, Ali Merouche, Mostapha Bakkouch, Amar Mellah, Merarda Mostefa Bennoui, etc., ont écrit des livres documentaires et historiques. La poésie arabe : L'illustre et grand poète Mohamed Laid Al Khalifa et Mohamed el akhdar el Saihi ont écrit plusieurs poèmes sur la ville de Batna et les Aurès.
Mohamed Hamouda Bensai était essayiste [46].
La ville de Batna possède une école des beaux-arts, mais ne possède pas de galerie d'art. Plusieurs artistes ont eu leurs diplômes et continuent à exercer dans le domaine des arts [47].
Plusieurs artistes vivent à Batna, comme Oussama Bounouara. D'autres sont morts comme Abdou Tamine, Chérif Merzougui ainsi que Boughrara Abdelali.
Actuellement, Il y a des chanteurs qui chantent en dialecte chaoui comme Katchou, Massinissa et Houria Aïchi .
L'un des plus grands percussionnistes du Monde, Guem est natif de Batna. Il a immigré jeune vers la France en 1960[59]. Guem a réalisé plus de 25 albums. Heddy Maalem danseur en France, il est natif de Batna[60].Autre percussionniste d'origine Batnéenne, Amar Chaoui né à Montreuil et considéré par beaucoup comme le meilleur percussionniste de la Planète[61].
Une forte communauté immigrée rejoint Batna tous les étés. Cette communauté immigrée est issue de l'immigration chaouis vers la France dans les années 1950-70. En effet de nombreux jeunes hommes chaouis sont venus travailler en France et ont ainsi constitué des communautés chaouis dans de nombreuses villes industrielles. Ainsi des villes comme Tourcoing, Rouen, Givors, Lyon, Marseille, et toute l'Île-de-France constituent des foyers de familles chaouis. Plusieurs associations chaouis existent en France[62].
Les plats typiques de la ville de Batna et sa région sont :
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