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Tél: 0634738971
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Oran ( وهران en arabe Wahran), surnommée El Bahia « la radieuse ». Elle a réussit à préserver son identité malgré la succession d'envahisseurs. C'est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran.

Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (Murdjajo), d'une hauteur de 375 m, ainsi que par le plateau de Moulay Abdelkader al-Jilani (Moul el Meida). L'agglomération s'étale de part et d'autre du ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.

Située à 432 km de la capitale Alger, Oran est la deuxième ville d'Algérie et compte aujourd'hui environ 1 200 000 habitants[2], tandis que l'agglomération en compte environ 1 700 000. La ville est un pôle industriel (zones industrielles d'Arzew, Bethioua, etc.) et universitaire (Université d'Oran Es-Senia, Université des sciences et de la technologie, faculté de médecine, etc.).

Oran est la deuxième ville d’Algérie, elle est par ailleurs l’une des plus importantes villes du Maghreb.

Étymologie

Wahran (Wihran), ( وهران en arabe), signifie « deux Lions », dérive du mot singulier Wahr ( وهر en arabe), Wahran est l’appellation d’une paire et signifiant deux lions. Le nom a été donné par Sidi Maâkoud Al Mahaji[réf. nécessaire], ancien chasseur de lions à Oran. Il existe notamment, en référence à l'origine du nom, deux grandes statues en bronze représentant deux grands lions mâles devant l'hôtel de ville. Selon la légende, les derniers lions de la région furent chassés dans la montagne voisine d'Oran, elle aussi dénommée "Montagne des Lions". Les récits concordants établissent en effet une certitude concernant l'histoire de la ville d'Oran au sujet de Sidi Maâkoud Al Mahaji. Ce dernier possédait deux lions qu'il avait apprivoisés personnellement. Les noms de lion en Arabe sont: Wahr, Assad, Laith, Fahd, Sabaâ. Le mausolée (Goubba) de Sidi Maakoud Al Mahaji se trouve dans le cimetière de Sidi El Fillali au quartier les Planteurs.

Le nom Oran apparaît pour la première fois dans un portulan génois en 1384[3].

Oran portait également le nom d’Ifri auparavant, qui signifie en berbère « la caverne »[4], toponyme sans doute lié aux nombreux abris dans les collines environnantes (Ras El-Ain et Ravin Blanc).

Fondation et grandeur de la ville

Oran n'avait pas de site ni de port important, Al Bakri, le premier cartographe mentionne et souligne l'occupation de la région par trois tribus berbères les Azadjas, les Nefzaouas et les Mosguen [5]. Oran a été fondée en 902 par les marins Andalous Mohamed Ben Abou Aoun et Mohamed Ben Abdoun et un groupe de marins venus d'Andalousie[6] la région [7]. Cela pour avoir un lien commercial entre l'Andalousie et le Maghreb central, car Tlemcen ville voisine fut la métropole du Maghreb central à cette époque.

Depuis fort longtemps, les califes Omeyyades de Cordoue, de Abderrahmane à El Hakem, caressaient secrètement le rêve de s’installer sur les côtes africaines. À la faveur du début de dislocation de l’empire Abbaside. Les Arabes d’ Andalousie, au faîte de leur puissance, choisirent de créer, dans un premier temps, un comptoir commercial dans cet abri naturel constitué par la baie de Mers-el-Kébir. Par la suite, plusieurs dynasties s'emparent de la ville notamment les Ifrenides, les Fatimides grâce aux Zirides, les Almoravides, Almohades, Mérinides et Zianides[8]. Oran ne fut jamais une capitale ni une principauté indépendante durant les périodes des dynasties musulmanes.

Oran soufrait beaucoup du manque d'eau pendant le Xe siècle . Alors, sous la dynastie berbère des Ifrenides, à la fin du siècle, Mohamed ben El Kheir fut le premier architecte du réseau de canalisation pour l'alimentation en eau pour la ville [9]. L'oued porte son non Oued ben el Kheir et que plus tard le miracle de Sidi Houari a fait que l'eau jaillisse de la source au lieu Bilal dans les environ d'Oran durant le XIVe siècle et XVe siècle[10].

Al Bakri a décrit la superbe rade d'el Mars-el-kébir[11]. Aussi, Ibn Haouqel fait resurgir l'importance du port d'Oran dans l'exportation du blé vers l'Andalousie au Xe siècle.

Et Al Idrissi décrit l'importance du port d'Oran vers le milieu XIIe siècle, il décrit des bazars et des fabriques.

La situation d'Oran sur la Méditerranée, face à l'Espagne, proche de Carthagène et d'Almería, est propice au développement d'un port de commerce. Sa situation est à l’origine de sa prospérité à certaines époques, mais à d'autres, de sa décadence.

Léon l'Africain, durant le XVIe siècle, donne le chiffre de 6000 feux ( environ 25000 habitants). La ville était contrôlée par les rois et notaires de Tlemcen.


À l'époque Almohades, le port devient important au même titre que Tunis, Bougie, Ceuta et Almeria.

Les Génois, les Vénitiens et les Marseillais avaient des contrats de commerces pendant l'ère musulmane au port d'Oran. Cependant, un conflit éclate entre les Européens, ce qui a fait que les Marseillais et les Florentins perdent le marché au XVe siècle. Les Vénitiens comme les Génois importaient des produits de Syrie et d'Europe, en échange, ils achetaient des esclaves pour les revendre à Tunis, à Tripoli et en Égypte . Ils avaient besoin également de l'ivoire, de l'ambre gris, de l'or, etc. Les marchants pouvaient vendre leurs produits dans les zones lointaines au Niger, à Oujda, à Tafilalet, à Fez, à Aghmat, etc.[12].

Oran devient le théâtre de bataille entre l'alliance l'Espagno-Zianides contre le pouvoir Ottomans. En 1558, Oran devient capitale espagnole au Maghreb central. Et Vers 1791, elle est cédée au Dey d'Alger[13].

À partir de 1831, la ville d'Oran connaitra son ampleur et sa grandeur contemporaine.

Histoire

Oran

De très nombreux ouvrages ont été consacrés à Oran, une ville à qui de nombreux auteurs et chercheurs reconnaissent « le caractère insaisissable ». Beaucoup d'écrivains et d'historiens s'accordent à admettre qu'il faudrait des centaines de livres, peut-être, pour cerner toutes les subtilités d'Oran. D'où la profusion d'ouvrages qui lui ont été consacrés. Certains, pour raconter son histoire à travers le travail des siècles, en un mot pour marquer ce qu'elle porte en elle d'historicité. D'autres pour narrer la vie quotidienne d'Oran et des Oranais[14].

Oran est un lieu d'effacement des cultures, qui conduit à l'effacement des origines. Il y a eu de la place dans cette ville pour toutes les professions de foi, et sans doute l'esprit de tolérance oranais vient-il de ces épreuves que la ville a endurées à travers les âges. Le dialogue des civilisations s'y est affirmé, même s'il y a eu les drames terribles des conquêtes et de la domination coloniale[15].

Période préhistorique et Antiquité

Les vestiges de la présence humaine en Algérie remontent à 400 000 ans âge attribué aux restes de (l’Atlanthrope) découverts dans les Sédiments du lac préhistorique Ternifine (Tighennif près de Mascara), en Oranie. L’Atlanthrope, contemporain du Sinanthrope et du pithécanthrope de Java dont les ossements ont été retrouvés au milieu des outils de pierre taillée qu’il fabriquait, a séjourné. L’homme est déjà présent, vers 400 000 av. J-C, sur le rivage Atlantique, comme le témoignent les outils .Retrouvés, les plus ancestraux, d’ailleurs, d’Afrique du Nord. Vers 5000 ans av. J-C, de nouvelle populations du Proche-Orient cohabitent et se mêlent aux descendants des premiers habitants, Ces nouveaux venus sont les ascendants de la famille Berbères Touaregs (parfois appelés « hommes bleus »[16]), élargie par des apports méditerranéens.

Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux XIXe et XXe siècles. Des traces datant d'au moins 100 000 ans ont été relevées. Des grottes du paléolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Des fouilles furent entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892 aux grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Ahmed Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux… La plupart des sites, pourtant classés, ont aujourd'hui disparus du fait de l'extension des carrières et de l'habitat précaire.

Plusieurs sites archéologiques ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique (Ier siècle av. J.-C.) est représentée par l'immense nécropole des Andalouses et la présence de beaucoup d'artefacts (vases, coupes, urnes). Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la plage des Andalouses à 30 kilomètres à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont exhumés de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et la région d'El Ançor.

Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au musée Ahmed Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon).

Du temps des romains, Oran s'appelait Unica Colonia, elle fut parmi les plus riches cités de Maurétanie césarienne. Le terme Unica Colonia induit une image édénique, une vision de bien être, un coin de terre où il fait bon vivre, une ville à nulle autre pareille au monde. On emploie ce genre d'épithète pour immortaliser le souvenir heureux qu'on a conservé d'un lieu, de la même façon que Rome a été surnommée « la Ville éternelle », Naples « baiser de feu » et la Corse « Ile de beauté ». Oran avait sûrement dû laisser à ses visiteurs une impression incomparable de douceur et de félicité pour mériter ce nom de « Unica Colonia ».[17]

Si les Phéniciens avaient plutôt choisi, comme comptoir, la crique de Madagh à l’Ouest de l’Oran, les Romains avaient préféré le site de Portus Magnus Bethioua (le vieil Arzew), à 40 kilomètres à l’est d'Oran. Ils avaient tout de même signalé Portus Divini, les ports divins, les deux criques d’Oran et Mers-el-Kébir. Arrivée des juifs avec les Phéniciens.

On peut mentionner la légende selon laquelle certaines tribus de l’Afrique du Nord ont été judaïsées par un disciple et compagnon du prophète Moise (Sidna Moussa), Yoshe (Sidna Youchaa) à la suite des persécutions des pharaons à l’encontre du peuple d’Israël. Yoshe (Sidna Youchaa) a pris la direction du Maghreb.

Une autre histoire antique nous apprend que les tribus judéo-berbères installés depuis 20 siècles au Maghreb en provenance de Judée ont été chassées par l’armée de Titus (empereur romain).

Immigration des juifs de Cyrénaïque et d'Egypte au 2ème siècle au Maghreb.

 

Période islamique

Entre 910 et 1082, Oran devient un objet de conflit entre Omeyyades de Cordoue et Fatimides. Le conflit entre des fractions des Ifrenides et les Fatimides conduit en 954 à la prise de la ville d'Oran par Yala Ibn Mohamed des Ifrenidess[18], Oran est détruite par son ordre et reconstruite dans un autre endroit. Par la suite, Les Zirides reconstruisirent la ville d'Oran sur le site actuel[19]. La ville passa ensuite sous domination des Almoravides, dynastie berbère originaire du sud de l'actuelle Mauritanie, jusqu'en 1145, lorsque l'émir Ibrahim Ben Tachfin y périt en luttant contre les troupes Almohades déjà victorieuses devant Tlemcen, il fut acculé en haut d'une falaise de la montagne Murdjajo et se cassa le cou en tombant avec son cheval sur la croupe duquel se trouvait aussi sa favorite Aziza.[20] Il voulait rejoindre le port de Mers el-Kébir où il devait embarquer pour l’Andalousie.[21] La présence des Almohades fut marquée dès 1147 par le début des persécutions contre les juifs d'Oran. Créé en 1162, le nouveau port d’Oran devint vite le plus important du Maghreb, quand Abd El Moumen y ouvrit ses chantiers navals et leur confia la construction d’une partie de sa flotte de guerre, Oran et Honaine s'associèrent pour construire les cent vaisseaux commandés par Abd El Moumen Ben Ali[22]. L'empire qui domina le Maghreb plusieurs décennies s'émietta peu à peu pour finalement donner naissance à des dynasties plus locales ; en 1230 les Hafsides de Tunis, en 1235 les Zianides de Tlemcen, puis en 1258 les Mérinides de Fès. En 1287, les juifs de Majorque firent leur première apparition à Oran.

« En moins d'un demi siècle, dit M. L. Fey, Oran passa neuf fois sous différents pouvoirs...Ben-Abbad réussit à se maintenir à la tête du gouvernement oranais, à la condition qu'il se reconnaîtrait vassal du royaume hafside (1437). Oran reçu dans ses mûrs vers cette époque, le célèbre Mohammed IX al-Aysar, surnommé le gaucher; et quinzième roi de Grenade, obligé de fuir devant ses sujets insurgés. A la mort de Ben-Abbad, Oran obéit aux Zianides de Tlemcen. Sous cette nouvelle domination, Oran jouit d'une grande prospérité; elle devient l'entrepôt d'un commerce très actif et très étendu. Marmo et Alvarès Gomès en rendent témoignage. L'ivoire, les dépouilles d'autruche, les peaux de bœuf tannées, la poudre d'or, les céréales étaient d'inépuisables sources de richesses pour les habitants, qui excellaient aussi dans la fabrication des étoffes de laine et dans celle des armes blanches. Les Vénitiens, les Pisans, les Génois, les Marseillais et les Catalans achetaient à l'envi ces produits, écoulant par contre des étoffes, des verroteries, de la quincaillerie grossière et du fer. » Oran comptait 6000 maisons, des mosquées splendides, de vastes entrepôts commerciaux et de nombreux édifices remarquables.[23]

La protection de l'émir, le système douanier (tarifs), le commerce avec Marseille, et les républiques italiennes de Gênes et de Venise, avec lesquelles Oran signe en 1250 un traité de Commerce, pour une durée de quarante ans, font d'Oran une ville prospère, à tel point que vers la fin du XIVe siècle le célèbre historien musulman Ibn Khaldoun la décrivait ainsi : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche »[24]. La ville excelle en effet dans l'exportation du plomb, de la laine, des peaux, des burnous fins, des tapis, des haïks, du cumin, des noix de Galle, mais aussi la traite des esclaves. À partir de 1391 arrivent des juifs d’Espagne.

A partir de 1493, Oran va accueillir un nombre important de réfugiés grenadins. La ville va devenir le point de départ de nombreuses attaques contre les côtes espagnols. L'envie de vengeance des andalous expulsés et à mesure que leur nombre augmente, feront que les côtes algériennes vont être de plus en plus impliquées dans les attaques contre Chrétiens. Cela permettra à la couronne de Castille, alliée à celle d'Aragon pour le compte des Rois Catholiques au début du XVIe siècle, à l'occupation les plusieurs ports d'Algérie (Honaine, Mers El Kebir, Oran, Tenes, Cherchell, le Peñon à Alger, Bejaia, Tedeles, Jijel et Annaba). Mais grâce à l'aide ottomane, les espagnols seront refoulés de tous les ports, sauf Oran et Mers El Kebir.[25]

D'après Al Idrissi: « Wahran est prés du bord de la mer, elle fait face à Alméria sur la côte d'Andalousie dont elle est séparée par deux journées de navigation. Marsa El Kébir est un port sans pareil sur tous les rivages de la Berbérie. Les navires d'Andalousie y viennent souvent. On trouve à Wahran, des fruits à profusion. Ses habitants sont des hommes d'action, puissants et fiers »[26].

Ibn Khémis a dit: « Les deux villes frontières qui m'ont plu dans le Maghreb sont Oran de Khazer et Alger de Bologhine ».[27][28]

Selon Léon l'Africain: « Oran est une grande cité bien fournie d'édifices et de toutes sortes de choses qui sont séantes à une bonne cité, comme collèges, hôpitaux, bains publics et hôtellerie, la ville étant ceinte par ailleurs de belles et hautes murailles ».[29]

Période espagnole

Francisco Jiménez de Cisneros

Nous sommes au début du XVIe siècle. Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses.

Il faudra attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors 6 000 feux, soit environ 25 000 habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal espagnol Francisco Jiménez de Cisneros commandée par Pedro Navarro, eut lieu le 17 mai 1509. Après l’occupation du port de Mers-el-Kébir (1505), et celui de la ville d’Oran (1509), la ville fut désertée, puis totalement occupée par les troupes Espagnoles. « C'est la plus belle ville au monde », s'écria en 1509 le cardinal Jiménez de Cisneros après avoir vu Oran la Joyeuse qu'il venait d'annexer par les armes à la couronne des Rois Catholiques.[30] Dès cette même année, le Cardinal entreprit de construire sur les ruines de la mosquée Ibn El Beitar l'église Saint Louis, qui domine la vieille ville des deux côtés.

En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvint à maintenir encore la présence espagnole.

Les Espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon »[31]. Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies.

Au XVIe siècle, les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux près de la rade de Mers El Kebir. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (los monos en espagnol) qui donnèrent son nom à la forteresse. Les déportés espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur famille une fois par an, le dimanche de Pâques. La mona était le nom du gâteau qu’emportaient avec eux les pèlerins à la Vierge et les visiteurs au Murdjajo.

En 1563, Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz, fit construire au sommet du pic de l'Aïdour (Murdjadjo) le fort de Santa-Cruz qui porte son nom. En 1568, Don Juan d’Autriche visita Mers-el-Kébir puis Oran.

Débarquement des Morisques au port d'Oran (1613, Vicente Mestre), Fundación Bancaja de Valencia

A partir de 1609, suite au décret d'expulsion des Morisques, plusieurs vagues de Morisques vont débarquer à Oran. Certains s'établirent aux alentours de la ville (Misserghin, les Andalouses, El Ançor, Bousfer, Krystel, etc.), d'autres se dirigèrent vers des villes telles que:Tlemcen, Nedroma, Mostaganem, Blida, Alger, etc.[32]

Les juifs d’Oran n’eurent pas la vie facile avec les Espagnols, considérés comme des ennemis de la religion. Les juifs qui habitaient Ras El Ain et le Ravin Blanc furent expulsés hors d’Oran par les Espagnols à partir de 1669 et durent habiter la montagne de La Corniche Supérieure (Misserghin).

Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. En 1701, Le Rozalcazar, ou Bordj Lahmar, ou encore Château Neuf, était considéré comme la plus grande des fortifications de la ville d’Oran. C'est ainsi qu'en 1707, Moulay Ismaïl, sultan du Maroc ayant tenté d'en forcer la défense, vit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue: il lui faut gagner de l'espace et de l'air au-delà des remparts. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années C`était en ce moment la, les espagnols coincés, s`enferment a l’intérieur du fort, par manque de ravitaillement ils se nourrissent pour la première fois la fameuse Karantika. Ainsi de 1708 à 1732, la ville redevient pratiquement déserte. Et enfin en 1790, un tremblement de terre toucha complètement la ville et un incendie dévora le reste. Les terribles ravages du tremblement de terre ont toujours été présents dans la discussion des familles et sont considérés comme l’une des causes du départ définitif des Espagnols d’Oran et de Mers-el-Kébir. En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce.

Sous le roi d’Espagne, Charles III, partisans de la conservation de la ville et de son abandon s’affrontent. Entre 1780 et 1783, le ministre Floridablanca proposa a l’Angleterre d’échanger Oran contre Gibraltar.

Période ottomane

La domination espagnole avait connu une éclipse de 1708 à 1732 : chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef (dit Bouchelaghem) le fondateur de la ville de Mascara s'empare d'Oran, seule la victoire de l'armada du duc de Montemar à Aïn-el-Turck leur permit de chasser les Turcs. Sous leur domination, les exilés juifs avaient pu regagner la ville, ils durent repartir pour Tlemcen après 1732.

Le mois d'octobre 1790 plongea la ville dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible évènement, le roi d'Espagne Charles IV ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entama des discussions, qui durèrent plus d'une année, avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganisa les défenses espagnoles, le bey Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El Kébir, prit possession d'Oran Jusqu'en 1830, les beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara. Le 8 octobre1792 de la même année. Il accorda diverses faveurs aux juifs pour qu’ils se réinstallent à Oran. En 1793 fut achevée la mosquée du Bey Mohamed el Kébir, qui a servi de Médersa dite de Kheng en Nitah et de cimetière familial au bey. 1793 le bey ottoman appelé le borgne, qui fut édifié le mausolée (Goubba) du saint patron de la ville au nom de Cadi Boulahbal. C’est dans la vieille ville (Casbah) se quartier qui porte le nom du imam Sidi El Houari El Maghraoui (appartient à des fractions de la tribu Berbères Maghraouas). En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportèrent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevint pratiquement déserte.

En 1796, la Mosquée du Pacha, nommée en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger, est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers. Le premier imam de la Mosquée, Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji fut l’un des conseillers du bey d’Oran et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du bey Mohamed El Kèbir. En 1800, Ben Abdelkader ben abdallâh Al Mahaji obtint le poste de cadi d’Oran, qu’il conserva jusqu’à sa mort. Après le départ des Espagnols, Oran resta trente-neuf années sous autorité turque.

La colonisation française

La maison Bacri-Busnach qui avait obtenu le monopole du commerce des céréales dans toute la Régence, étend son privilège au port d’Oran en 1801.

Le port d’Oran est une création moderne. Sa construction commença par des travaux entrepris tardivement par les Espagnols à la veille de leur départ définitif d’Oran en 1792. A l’arrivée des Français, tout était à refaire[réf. nécessaire]. Il était clair que, tôt ou tard, on serait amené à la doter d’un établissement maritime proportionnel à son importance commerciale. Les premiers travaux d’envergure commencèrent en 1848 et ne finiront qu’en 1962 pour donner l’aspect actuel du port.

  • 1830 : La ville de 10 500 habitants est encore possession de la Sublime Porte (Empire Ottoman) lorsqu'une escadre sous les ordres du capitaine Louis de Bourmont s'empare de Mers-el-Kébir, le 14 décembre 1830.
  • 1831 : C'est dans une cité en ruine[réf. nécessaire] suite aux deux violents tremblements de terre qu'a connu la ville, peuplée de 2 750 âmes, que, le 4 janvier 1831, s'installent les Français commandés par le général comte Denys de Damrémont. La ville compte alors 3 800 habitants (selon un recement de 1832), dont une communauté juive qui comprend 3 531 personnes, 750 chrétiens (d'origine espagnole) et 250 musulmans.
    En septembre, le général Berthezène nomme à Oran, avec les mêmes attributions, M. Pujol, capitaine de cavalerie en retraite, blessé à la main droite sous l'Empire. L’une des premières mesures de l’administration militaire française fut de faire raser toutes les habitations et autres masures qui masquaient les vues du cote de l’est, entre Château Neuf et le Fort Saint Philippe. On fit de même, par la suite, pour tous les gourbis qui, du cote du Ras El Ain, pouvaient favoriser des embuscades et permettre à des assaillants de se glisser jusqu’aux remparts de la ville.
  • 1832 : Abd El Kader qui obtint une fatwa des tribus des Chorafas dans la grande Zaouïa Derkaouia Mahajia , seules à même de pouvoir lui rassembler quarante Imâms a la tête de l’ordre Sidi Amer Lakehal Al Mahaji, dirigea le soulèvement contre la conquête coloniale française. D'où le nom d'Al Mahaja "Les quarante chéchias" ce qui veut dire les quarante (Goubbas).
  • Découpage administratif de l’état de Abd El Kader, Il adopta la ville de Mascara comme capitale ensuite Tagdempt Tiaret (La Smalah), durant la conquête française de l'Algérie (1830-1857). Le premier gouverneur était Mohamed Benfreha Al-Mahaji. La ville de Mascara fut brûlée et partiellement détruite par le maréchal Clauzel en 1835.
  • L’œuvre de Abd El Kader commence en 1834 avec le traité Desmichels, mais se poursuit plus activement après mai 1837, lorsque le traité de la Tafna reconnaît son titre d’Emir et son autorité sur la majeure partie des provinces d’Alger et d’Oran. Abd El Kader ne se borne pas à rassembler des terres, à grouper des territoires pour asseoir sa puissance politique. il va les unifier administrativement dans un sens égalitaire et populaire pour unir les populations contre les Français, à l’automne.
  • 1835 : Traité du camp des Figuiers Valmy (El Kerma) le 16 juin entre le général Trézel et les aghas des Zmalas et les Douairs.
  • Abd El Kader demanda au général Trézel de lever sa protection sur ces tribus des Zmalas et les Douairs afin qu’elles puissent retourner sous son autorité mais le général Trézel refusa.
  • 1835 : Le combat reprit de nouveau et ils se rencontrèrent le 26 juin à la ferme de la forêt Moulay Ismaïl, près de la ville de Sig un brillant combat, où le colonel Oudinot trouva la mort.
  • 1835 : Victoire de la Macta, il signe avec le général Bugeaud (Commandant militaire d’Oran) le traité de la Tafna qui lui assure le contrôle des deux tiers du territoire Algérien.
  • 1836 : le général de Létang crée la magnifique promenade d'où l'on peut jouir d'un si beau panorama.
  • 1837 : 20 mai Le général Thomas Robert Bugeaud, débarque à Oran pour négocier un nouveau traité (la convention de la Tafna) avec l'Emir Abdelkader. Le 14 novembre, l'Emir Abdelkader signe un traité avec Desmichel, qui reconnaît son autorité sur l'ouest de l'Algérie, sauf Oran, Mostaganem et Arzew.
  • 1841 : Le général Lamoricière voulut débarrasser les abords de la place Kléber des habitations citadins, car la vieille ville était considérée comme un quartier européen. Il fixa alors cette masse flottante originaire des citadins des banlieues.
  • 1844 : Naît le premier journal l’Écho d’Oran.
  • 1844 : Amram Sananés siège à la chambre de commerce.
  • 1845 : Le général Lamoricière a créé le premier quartier d’Oran principalement habité par des étrangers, des proscrits, des renégats, des bohémiens et en particulier les hommes de couleur, Ce fut le village des ‘’Djalis’’ ou des ‘’étrangers’’, que l’on appellera par la suite, assez improprement d’ailleurs’’village-négre’’. C’est en 1880 que les citadins des banlieues ont habité le quartier de nouveau. Le quartier est devenu M’dina-Jdida (ville nouvelle). Ce village a constitué le principal centre d'agglomération des musulmans algériens dans la ville d'Oran.
  • 1845 : Hôpital Baudens est le premier hôpital militaire construit par les Français et ouvert au public en 1849.
  • 1847 : Après trois ans de combats sporadiques, Abd El Kader se rend au général Lamoricière. La Smalah d’Abd El Kader est prise, Il est expulsé du Maroc après la bataille d’Isly.
  • 1847 : Création du consistoire provincial d’Oran.
  • 1847 : Après le départ en exil de Abd El-Kader les officiers français reprennent une politique des privilèges au profit des Zmalas et les Douairs au detriment des Chorafas d'Al Mahaja.
  • 1847 : Suite à une sécheresse dramatique de plusieurs mois, une épidémie de choléra frappe et décime la population d’Oran.
  • 1847 : 1er janvier 47 300 Français étaient venus d'Alsace, des Vosges, du Dauphiné et du sud de la France en même temps que 31 000 Espagnols, 8 800 Maltais, 8 200 Italiens et 8 600 Suisses et Allemands qui passaient pour être les plus mauvais colons.
  • À partir de 1848 : Oran devient préfecture du département homonyme. Création du petit bassin du Vieux Port (quatre hectares). Un hôpital civil est édifié.
  • 1849 : Du 11 octobre au 17 novembre, 1 817 décès ont été déclarés à l’état civil d’Oran par la choléra.
  • 1849 : Construction de la chapelle de la Vierge pour se protéger du choléra.
  • 1850 : la ville se cantonne dans les bas quartiers avec une seule pointe sur le plateau représentée par le quartier israélite.
  • 1851 : 30.258 habitants a Oran.
  • 1854 : Haim Bénichou, président du consistoire souhaite une francisation rapide des Juifs.
  • 1856 : création du village Lourmel (El Amria) par décret de L’empereur Napoléon III, le village européen prendra officiellement le nom de Lourmel.
  • La gare d'Oran a vu le jour par décret impérial. Le 8 avril 1857 naissait la ligne ferroviaire Alger - Oran .
  • Les membres du premier conseil général d'Oran, nommés par l'empereur Napoléon III, se réunissent le 5 décembre 1858 à la préfecture, sous la présidence de Jules du Pré de Saint-Maur.
  • 1859 : Arrivée des juifs de Tétouan.
  • 1860 : construction du Casino Bastrana ; ce lieu a servi pendant plus d’un siècle comme théâtre, salle des fêtes, pour des concerts de musique.
  • 1860 : Cimetière chrétienne (Tamashouet) a été construit sur la terre rouge (El Hamri) de la ferme Lamur, en extra-muros des remparts existant en ce temps-la, et après la désaffectation du cimetière espagnol du fort San Fernando de Ras El Ain, à la suite de sa saturation après les épidémies de choléra à Oran en 1849.
  • 1860 : La construction du Marché couvert appelé Marché et Place Karguentah (Place Zeddour Mohamed Brahim Kacem); il brûle en 1986.
  • Hôtel de la Paix, l’un des plus grand Hôtel de la ville, là où a séjourné l’empereur Napoléon III en 1865.
  • 1865 : Napoléon III offre la nationalité française aux Juifs et Musulmans. Ce décret est très mal vu des colons et ce n'est que le 24 octobre 1870 que le décret Crémieux va effectivement permettre a 37 000 Juifs d'Algérie de devenir citoyens de France.
  • 1866 : 25 juillet, création du diocèse d'Oran.
  • Mostefa Ben Brahim, Né en 1800 dans un Douair d'Al Mahaja Boudjebha à El Gaada 40 km dans la banlieue d'Oran est un grand poète algérien qui a rejoint également la résistance d'Abd El Kader. Et mort en 1867 il est enterre dans le cimetiére du village M'Cid dans la région de Sfisef dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbès.
  • 1867 : La compagnie du P.L.M. fut installée à Oran. L'ouverture de la ligne eut en 1871.
  • 1870 : 22 septembre, Saint-Denis-du-Sig deviendra une commune de plein exercice, qui a élu le premier maire.
  • 1870 : Le décret-loi du 24 octobre a conféré le statut de citoyen à tous les indigènes israélites.
  • 1871 : L’antijudaïsme à Oran, ses différentes formes à travers les élections et les journaux.
  • 1873 : Installation de la statue de la Vierge mise en place sur la tour.
  • 1876 : 45 640 habitants à Oran.
  • La Cimenterie de La Cado daïra de Zahana (Saint Lucien) est la premier gande usine de l'industrie Oranais appelé par la suite en 1976 Complexe Erco a 37 km dans la banlieue d'Oran.
  • 1880 : un quartier d'Oran appelé Village Nègre (M’dina-Jdida) contenait de nombreuses petites maisons. Fut longtemps le point de ralliement de tous les visiteurs de passage à Oran. Qui devint le nom générique de la ville, entame la ballade par la Tahtaha la grande et légendaire esplanade, qui la scinde en deux quartiers, dont la partie basse est appelée Medinet El-Haddar et la partie haute, Sidi Okba, incluant la place Sidi Blel et la place Sebalat Et-Tolba, à partir de laquelle on investit facilement les ruelles et les nombreuses khouchettes (impasses) du quartier.
  • 1880 : La Maison BASTOS, manufacture de tabacs construite vers 1880 à Oran. Elle est considérée comme la première industrie naissante dans le centre de la ville.
  • 1880 : Début de la construction de la Grande synagogue d'Oran.
  • 1881 : Apparition des premiers omnibus traînés par deux chevaux.
  • 1885 : 63 929 habitants à Oran.
  • 1886 : Inauguration de L'Hôtel de ville d'Oran (Dar El Sbouâ).
  • 1887 : Le lycée Lamoricière ouvre ses portes à Oran. Le lycée devint de ce fait, par rapport au nombre d'élèves, l'un des plus grands lycées français aujourd'hui bâtis (Lycée Pasteur).
  • 1889 : L’infrastructures du tribunal, loi qui a accélérée l’absorption des immigrants dans la collectivité française.
  • 1890 : Oran, à l'étroit, commence à grimper vers Karguentah. Peu à peu, la ville sort de ses limites et de nombreux faubourgs se créent : Saint Antoine, Eckmuhl, Boulanger, Delmonte, Saint Michel, Miramar, Saint Pierre, Saint Eugène, Gambetta.
  • 1892 : dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin, le père Clément va récupérer les fleurs de l’arbre et en faire un semis. La clémentine est née. Elle recevra son nom officiel en 1902 par la société algéroise d’agriculture.
  • 1896 : 80 981 habitants à Oran.
  • 1896 : il y avait 15 524 Marocains en Algérie, le département d’Oran regroupait 11 820.
  • 1897 : Oran a vu naitre le plus ancien club de football d'Afrique et des pays arabes, Club Athlétique Liberté d’Oran (CAL Oran).
  • 1898 : Le monument de Sidi-Brahim d'Oran par Jules Dalou fut élevé à la mémoire du 8e Bataillon de Chasseurs d’Orléans.
  • 1899 : Premiers trams électriques desservant la ligne de chemin de fer dite (Bouyou-You) et qui reliait la ville d’Oran au village de (Hammam Bouhadjar) Située à 21 km de Ain Temouchent, 45 km de Sidi-Bel-Abbès et 65 km d'Oran, elle constitue un véritable carrefour entre les trois Wilayate (provinces).

Années 1900

  • 1900 : Le seuil des 90 000 habitants est atteint.
  • 1902 : Construction de la Maison du Colon sur la Place Karguentah, par l'architecte Wolf.
  • 1903 : Au mois d'avril Émile Loubet, président de la République française en visite à Oran.
  • 1906 : 101 009 habitants à Oran.
  • 1907 : Édification de L'Opéra (théâtre).
  • 1909 : 14 décembre, sur un terrain de la Es Senia, Julien Serviès effectue le premier vol retentissant en Oranie, avec un monoplan Sommer. Le 9 janvier suivant, un grand meeting rassemble quarante mille personnes, toujours à la Es Senia, en présence du Maréchal Hubert Lyautey.
  • 1911 : 118 023 habitants à Oran.
  • 1912 : Ouverture de la première école coranique libre et moderne Zaouïa Derkaouia Mahajia de Si Tayeb Al Mahaji (Alem Jalil) à Oran M'dina-Jdida (Tahtaha), appelé par la suite la Mosquée Cherifia en l’honneur des Chorafas d’Al Mahaja. Et l’un des fondateurs de l’Association des oulémas musulmans algériens. Après sa mort le vendredi 17 octobre 1969 il fut enterré au cimetière Moul-Eddouma (Les Planteurs).
  • 1913 : Ouverture au culte de la cathédrale du Sacré-Cœur (place Jeanne d’Arc).
  • 1914 : Durant la première Guerre mondiale, 24 000 Algériens furent tués sur les lignes du front, notamment victimes de gaz moutarde.
  • Dar El Kadi : Les bâtiments administratifs se composaient de la Mahkama (Dar El Kadi), tribunal chargé des affaires relevant du statut musulman, d’un commissariat de police, de l’hospice Bendaoud, petit hôpital et en même temps dispensaire.
  • 1917 : Le gouverneur Jean-Pierre Bordes réalisa la nouvelle route du port sur piliers
  • 1921 : 138 212 habitants à Oran.
  • 1921 : AS Marine est le premier club d'Oran Champion d'Afrique du Nord de Football.
  • 1925 : Le docteur Molle est élu maire d'Oran, et « député anti-juif ».
  • 1926 : 145 183 habitants à Oran.
  • 1926 : 1er mars création du premier club musulman à Oran, Union sportive Musulmane d’Oran (USM Oran).
  • 1927 : On construisit vers la fin des années vingt le lycée Ardaillon aujourd'hui baptisé (Ben Badis).
  • 1930 : Création de nouveaux quartiers, moins denses et plus luxueux, achevant l'urbanisation de la première couronne, dans sa partie orientée vers l'intérieur du pays ; ces quartiers sont Gambetta supérieur, Bon Accueil, les Castors, Médioni, Boulanger, Cité Petit, Magnan Ce quartier possédait un grand établissement scolaire primaire, l’école Magnan, belle et robuste construction du début du siècle. Elle est située sur la rue Aristide Magnan… Ce développement se poursuit tous azimuts avec la création de quartiers débordant la première couronne (quartier de Saint-Hubert, Les Palmiers, Point du Jour, Gambetta…).
  • 1930 : Le Port d’Oran a dépasser en tonnage celui d’Alger.
  • 1930-1932 : Oran Es Senia est l'aérodrome utilisé sur lequel sont établis plusieurs records mondiaux de durée et de distance en circuit fermé.
  • 1930 : Il y a également La Mosquée et la Médersa El-Hayat gérées par l’association des Oulamas (Islah) et le grand dramaturge égyptien Youssef Wahby.
  • 1931 : 187 981 habitants à Oran.
  • 1931 : Club Des Joyeusetés ( C.D.J.), est Le premier club d’Oran vainqueur de la coupe d’Afrique du Nord de Football. Il s'agit du quartier Israélite ou " Derb El Houde ". La partie supérieure de ce dynamique quartier appelée Akbet Zabak (La Rue de Wagram).
  • 1932 : Début de la construction d’une route longeant la corniche oranaise partant de la petite anse du Fort Lamoune, anciennement appelé (Bordj El-Houdi), contournant la pointe au-dessus de ce promontoire, pour gagner à flanc de montagne Sidi Dada-Youb, la rade et le fort de Mers El Kebir, soit plus de six kilomètres, dont 2,4 km furent taillés dans le roc. La route fut achevée en avril 1835.
  • Dara (Ronde) avait aussi ses derviches et ses personnages de légende, comme le violoniste aveugle Benyamina, avec son inséparable compagnon Harrandou.
  • 1933 : fondation du ASM Oran.
  • 1935 : Djenane Djato (Lamur), Une vaste zone occupée par d’anciens vergers. Servait d'espace vide. Elle était libre de toute construction au début des années trente, hormis un mausolée abritant la tombe de Sidi El Kh'routi Al Mahaji. La première édification fut la prison civile d’Oran de 1935 a 1939.
  • 1935 : l'Association des oulémas musulmans algériens, délègue à Oran Cheikh Saïd Zamouchi pour la création de la Médersa, en vue d’enseigner la langue nationale et la religion. Notons : que Si Tayeb Al Mahaji (Alem Jalil) et le beau père de Cheïkh Saïd Zamouchi.
  • 1936 : Création de l'association El-Falah à Oran sous l’égide de Cheikh El Miloud Al Mahaji et de la Médersa du même nom. Il s’est singularisé en étant le premier étudiant de l’ouest algérien du Cheikh Abdelhamid Ben Badis à Constantine.
  • Sidi Dada-Youb ou Bain de la Reine. Ce centre de plaisance balnéaire a fonctionné pendant des siècles. Sidi Dada-Youb grand saint ayant guéri des dizaines de malades par le miracle.
  • 1936 : 217 819 habitants à Oran. Le 1er août 1936, nait à Oran le créateur et couturier français Yves Saint-Laurent.
  • 1936 : Le nombre de Marocains dans le département d’Oran est de 19 902, dont 4 395 vivaient dans la ville d’Oran.
  • 1936 : GC Oran (Gallia d'Oran) Champion d'Afrique du Nord de football troisième club d'Oran Champion.
  • 1937 : Construction du Marché Michelet Avec ses trois entrées, ses deux niveaux et ses vendeurs de fleurs.
  • L’Hôtel Royal, fréquenté par la noblesse oranaise, était célèbre par son élégant restaurant le Grillon, un endroit chic et distingué. C’était un lieu de rencontre des colons, des bachaghas et de hauts fonctionnres.
  • 1940 : Début de la construction de la nouvelle préfecture.
  • École Avicenne (Ibn Sina), Il se trouve dans le Quartier Lyautey Arrondissements d'El Hamri premier école des indigènes.
  • Sahâb El Baroud wal Karabila : L’association folklorique Banda Ezzahouania (Banda Joyeuse) et Nedjma (l’Etoile), les deux troupes créées au début du siècle activaient dans les quartiers musulmans dont Tahtaha. Elle officiait lors des fêtes religieuses durant la semaine du Maoulid En-Nabaoui.

Seconde Guerre Mondiale

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Afrique du Nord voit débarquer les forces américano-britanniques.
  • 1940 : L’armistice franco-allemand du 18 juin consacre l’échec des armées françaises, la flotte reste libre.
  • 1940 : 3 juillet, la flotte française de l’Atlantique basée à Mers el Kébir, est bombardée par la flotte britannique, en provenance de Gibraltar, entraînant la perte de trois cuirassés : le Dunkerque, le Provence et le Bretagne. 1 200 marins périssent.
  • 1940 : 6 juillet la marine française déplore 1 297 morts ou disparus et 351 blessés. Ces soldats reposent au cimetière marin de Mers El-Kébir.
  • 1940 : Au cimetière de Mers El-Kébir, un immense carré est réservé aux 1 200 marins victimes du bombardement.
  • 1941 : 14 janvier, le prix Nobel de littérature Albert Camus arrive à Oran avec Francine Faure, la jeune Oranaise qu'il épousera à Lyon en France à l'âge de 28 ans, il s'installe à présent avec sa femme dans un appartement prêté par sa belle-mère Christiane sur la Rue d'Arzew (actuellement Larbi Ben M'Hidi).
  • 1941 : les jeunes juifs d'Oran frappés par le numerus clausus imposé par le gouvernement de Vichy, quittent l'école Française. André Benichou ouvre sa fameuse école privée où a enseigné Albert Camus.
  • 1942 : 8 novembre, prélude au débarquement en Italie ; c'est au tour des Britanniques et des Américains de débarquer à Arzew et sur les plages des Andalouses, les troupes pétainistes du régime de Vichy, procèdent à des tirs à partir des batteries de Gambetta. Le 10 novembre, Oran capitule, Le commandant en chef des troupes américaines était le général Eisenhower futur président des États Unis. L’Année des Bons (aâme el Boun). La misère frappe Oran.
  • 1942 : Les habitants de l’Est d’Oranie (Chéraga), ont subi l’exode vers la ville d’Oran.
  • 1942 : Cimetière chrétien au quartier de Petit-Lac appelé le cimetière des Alliés construit en 1942 pour recevoir les dépouilles des militaires tués lors de la Seconde Guerre mondiale.
  • 1942 : Au mois de novembre les Américains débarquent dans la baie, point de départ de la victorieuse campagne d’Italie.
  • Le Grand Café Riche et sa clientèle bourgeoise et dominante, la pharmacie Maregiano, l’une des premières d’Oran.
  • 1942 : lors du débarquement Américain à Oran, Blaoui M'Hamed El Houari il fut engagé comme pointeur aux docks du port. Sans oublier que le martyr Ahmed Zabana fut l’ami d’enfance du grand cheikh Blaoui, il puisera dans le répertoire des vieux bédouins oranais. Blaoui El Houari lui-même un révolutionnaire qui fut incarcéré en prison qui est située dans une ferme utilisée comme camp de concentration (ferme Cola) a Sig (Algérie), et ce durant la guerre de libération (1954-1962).
  • 1943 : Les années noires de la Deuxième Guerre mondiale. L’alimentation était rare et les soins aléatoires en face des grandes épidémie, telle que le typhus (aâme typhus).
  • 1943 : À l’automne le cuirassé de 50 000 tonnes ‘’Iowa’’, portant à son bord le président Roosevelt se rendant à la conférence de Téhéran, accoste à Mers El-Kébir, probablement le seul port de l’Afrique du Nord susceptible d’accueillir rapidement à la jetée nord, bord à quai, un tel navire. De là, Roosevelt gagne l’aérodrome de Es Senia dans sa puissant voiture présidentielle.
  • 1943 : Le café El-Widad a été créé par un groupe de militants nationalistes en plein centre ville européen d'Oran. Cet établissement jouera un important rôle dans le développement du patriotisme algérien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des différentes tendances représentatives des partis de l'époque.
  • 1945 : Le 8 mai le monde entier célébrait la fin de la deuxième guerre mondial. On organisa dans la ville d'Oran, des combats de boxe professionnels et amateurs ou se produisirent Bob Omar, Houari Godih, Hocine Khalifa, Bachir Cheraka et les trois frères Sebbane.
  • 1945 : 9 mai fondation du SCM Oran.
  • 1945 : 11 mai la police des renseignements généraux a regroupe les nationalistes de tous bords : Oulémistes, Manifestes, P.P.A., à la suite des graves événements de Sétif et Guelma.
  • Premier périphérique de la ville, qui partait de la clinique Juan.
  • 1946 : Construction par Vincent Monréal du stade qui porte son nom, appelé par la suite Stade Habib Bouakeul.
  • 1946 : 14 mai fondation du MC Oran, Le nom du Mouloudia Club d'Oran a été inspiré de l'anniversaire de Mahomet, club béni par le grand imam de la ville Si Tayeb Al Mahaji (Alem Jalil).
  • 1946 : El-Jrad, à Oran, au printemps le ciel s'assombrit subitement. Une tempête de sauterelles s'abat sur les toits, se rue sur les arbres et les espaces verts, tout devient noir (aame jrad).
  • Après les massacres du 8 mai 1945, les familles oranaises adoptent les orphelins venus de l’Est du pays.
  • 1947 : Oran est devenue la ville de la peste ce qui à inspiré à Albert Camus son fameux livre (La Peste).
  • 1948 : Oran compte 352 721 habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimée à 65 % du total des Européens, eux-mêmes plus nombreux que les musulmans. Oran est démographiquement la ville la plus européenne de l'Algérie ; c'est aussi celle où la population d'origine espagnole a la plus forte prépondérance numérique.[33]
  • 1948 : Dar El-Chakouri, Edifice de style hispano-mauresque d’une grande beauté architecturale construit en 1948. Cette institution était la maison des combattants musulmans (Dar El-Askri), soldats de l’armée française libérés à la fin de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) Elle possédait un service administratif pour les pensions, un service d’aide sociale, un service de l’état civil.
  • Un événement survint en 1948, à Oran, qui mit aux prises les deux communautés juive et musulmane. Ce fut la création de l’État d’Israël par les Nations unies. À l’occasion de la célébration de la Pâque juive, en avril 1948 en sortant du cimetière juif de la Ville Nouvelle. Des bagarres éclatèrent, faisant de nombreuses victimes. Depuis, cette nouvelle situation engendra une profonde déchirure entre les deux communautés d'Oran.
  • 1949 : La construction du Balcon de front de mer.
  • Benkabou Belkacem, Cet homme de foi et de charité a été pendant des décennies le grand Imam de la mosquée qui port désormais son nom, l’Imam Benkabou Belkacem était affilié à la confrérie des (Tidjane).
  • 1949 : avril, dans un hôtel d’Oran « Hôtel de Paris » Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed deux responsables de l'os du PPA en compagnie de Hamou Boutlelis avaient préparé l’attaque de la poste d’Oran.
  • Le Grand Casino, est Ce fameux cinéma qui a été reconverti en 1950 en garage pour véhicules appelé le (GARAGE DE LA PAIX).
  • 1952 : la ville d’Oran est marquée par de profondes mutations dont la plus importante fut celle de l’approvisionnement en eau douce. Vieux projet du maire d’Oran, entamé par l’abbé Lambert dans les débuts des années quarante, Mais c’est sous l’autorité de monsieur Henri Fouquès-Duparc, le maire d'Oran, qu'il fut réalisé. L’eau douce coule dans les robinets de la ville en juillet 1952.
  • 1952 : Ouverture de la Cantine Scolaire par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc.
  • 1953 : 415 299 habitants à Oran.
  • 1953 : Ouverture du Grand Marché Sidi Okba à M'dina Jdida par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc.
  • Cueva del Agua, la mini plage aux pieds des falaises était la station balnéaire populaire ou une grande partie de jeunes s’y rendaient pour se baigner. Une grande pierre de forme cubique qu’on appelait (la pierre rousse) servait de tremplin pour les meilleurs plongeurs. La descendre par le Ravin Blanc ou le chemin de la Mina et dans le Port en trouve des petits bateaux de plaisance, l’homme le plus célèbre de ces bateaux fut celui à la pipe aux lèvres, qui avait le sobriquet de (Zem – Zem).
  • 1953 : L'été 1953 Zeddour Mohamed Brahim Kacem, à cause de ses activités politiques il (Kacem) rata son examen final et fut retenu pour le repasser à la rentrée universitaire suivante. Il prit ses vacances à Oran. Il se rendait tous les jours chez son ami Mohamed Benahmed, le futur commandant Moussa, récemment disparu, qui tenait un hôtel restaurant au centre-ville. Au cours de son séjour, une escadre de la Royal Navy avec en tête le porte-avions "The Eagle" (l'Aigle) mouille à Mers El-Kébir. Le Commandant et ses officiers supérieurs, tentés sûrement par la cuisine traditionnelle locale, se retrouvent au restaurant de Benahmed. Si Kacem servit d'interprète. Les Anglais ne s'attendaient pas à trouver des interlocuteurs d'un tel niveau. Ils les invitèrent à visiter le porte-avions. Le lendemain, ils y furent reçus avec les honneurs militaires. Nous sommes absolument certain qu'ils ont été les premiers algériens de l'Histoire à faire une telle visite."

Guerre d'Algérie

  • 1954 : 457 972 habitants à Oran.
  • 1954 : guerre d’Algérie.
  • 1954 : à la veille de la guerre, la Médersa El-Falah fut un noyau d’activistes révolutionnaires.
  • 1954 : 1er novembre début de la guerre.
  • 1945 : 6 novembre Zeddour Mohamed Brahim Kacem, vers neuf heures du matin, la DST se présente à son domicile. Il a juste le temps d'attirer l'attention des siens pour cacher une mallette. Elle fut placée sous l'oreiller de sa mère feignant d'être malade. Son père Si Tayeb Al Mahaji et son frère, absents de la maison, ne le reverront jamais plus. On apprendra plus tard qu'il avait été sauvagement torturé à Oran. Enlevé le samedi 6, son père et son frère se présentent le mardi 9 aux locaux de la DST à Sidi El Houari. Là, il leur est répondu qu'il a été transféré à Alger.
  • 1954 : Zeddour Mohamed Brahim Kacem l'un des "cerveaux" de la révolution algérienne, fut arrêté par les troupes françaises quelques jours seulement après son retour d'Égypte, où il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire.
  • 1954 : Larbi Ben M'Hidi fut le commandant de la Wilaya v qu'il essaya tant bien que mal de diriger malgré le manque de moyens. Il laisse le commandement de la Wilaya à Boussouf au début de l'année 1957.[34]
  • 1954 : Ahmed Zahana plus connu sous le nom de Ahmed Zabana fut désigné par Larbi Ben M'hidi en tant que responsable de la zone de Zahana (Saint Lucien) Willaya v 32 km dans la banlieue d'Oran, chargé de préparer la Révolution avec tout le nécessaire en munitions et hommes.[35]
  • 1954 : 30 octobre, Ahmed Zahana plus connu sous le nom de Ahmed Zabana a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, à Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris) 40 km dans la banlieue d'Oran plus précisément au Douair Chorfa qui était le P.C (poste de commandement) du front de libération nationale (FLN) de la ville d'Oran pendant la révolution la guerre d'Algérie Willaya v.
  • 1954 : Les militants conduits par Cheriet Ali Chérif se lancent dans une action avortée contre une caserne. Il se rendit à Ghar Boudjelida a El Gaada du côté de Ahmed Zabana ( Ahmed Zahana).
  • 1954 : la bataille de Ghar Boudjelida à El Gaada, le 8 novembre 1954 au cours de laquelle Ahmed Zabana fut capturé par les troupes françaises après avoir été atteint de deux balles. Ahmed Zabana ( Ahmed Zahana) fut transféré vers la prison Barberousse (Serkadji) pour être guillotiné.
  • Amar Lakehal Bouhadi Amar dit Si Amar Al Mahaji, nationaliste résistant au colonialisme français, membre du FLN (Front de Libération Nationale) 1954-1962 (wilaya v), commissaire du FLN (1957-1962) au quartier Lamur arrondissements de El Hamri d'Oran, condamné à mort par ses tortionnaires.
  • 1954 : ouverture des abattoirs municipaux sur la zone industrielle de Saint-Hubert arrondissements d'El Hamri, On abattait le matin de bonne heure les bêtes, bovins, moutons et chèvres destinés à la consommation de la population Oranais. Sans oublier les abattoirs les plus anciens d’Oran situés au quartier Saint Eugène.
  • 1956 : Arènes d’Oran : Corrida les arènes servirent de centre de tri aux troupes françaises. À l’indépendance en 1962 on essaya de trouver un plan de charge culturel pour animal cette infrastructure (TORO–BALL).
  • 1956 : février, le FLN lance un ordre de grève. À Oran, ce sont les dockers, en grande majorité des musulmans, constitués en un puissant syndicat affilié à la CGT qui donne le départ au mouvement le 2 février et décide de se rendre en cortège, de la ville arabe jusqu'à la préfecture.
  • 1956 : mai, le boycott des compétitions officielles et le sabordage de toutes les associations musulmanes de toute l’Algérie, le Nidam FLN organisait tournois entre les formations des Hawma d’Oran comme Médioni, M’dina J’dida, Lamur et de la périphérie El Karma, Sidi Chahmi, Douar Sénia, Sig, ainsi que d’autres villes régionales comme USM Bel-Abbès.
  • 1956 : Mohamed Benahmed dit Commandant Moussa, est connu des maquisards comme étant l’homme du 2 octobre 1956. A l’époque, il était à la tête du bataillon Mourad qui opérait dans la région d'El Bayadh-Aflou. Le 2 octobre 1956, ce bataillon tendit une embuscade à un long convoi militaire français dans les monts du djebel Amor, embuscade qui s’était prolongée en une bataille qui avait duré plus d’une semaine, se déplaçant de lieu en lieu suite aux pilonnages incessants de l’aviation.
  • 1957 : Ahmed Wahby (Driche Ahmed Tidjani) rallie la troupe du FLN avec laquelle il sillonne les capitales de l’ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l’Asie (Chine notamment).
  • 1957 : Hamou Boutlelis a été enlevé à la veille de sa libération après 8 ans passés en prison a cause de son militantisme au sein du PPA et jusqu'a nos jours on n'a plus retrouvé sa trace.
  • 1958 : 28 janvier, Cheriet Ali Chérif, le dernier chahid à être exécuté par la guillotine. rappelons-le, est natif de la même région que son frère de combat, Ahmed Zabana ( Ahmed Zahana), le premier martyr de la guerre de libération nationale à être guillotiné le 19 juin 1956.
  • 1958 : Construction du stade municipal baptisé "Henri Fouquès-Duparc", dans le quartier Lyautey Arrondissements d'El Hamri d'une capacité de quarante-cinq mille places. Et l'inauguration du stade par un grand match de gala opposant Real Madrid (ESP) – Stade de Reims (FRA), Real Madrid est Champion d’Europe, Reims est Champion de France. Le stade municipal appelé par la suite stade 19 juin aujourd’hui rebaptisé Stade Ahmed Zabana.
  • 1958 : 13 mai "Je vous ai compris" du général de Gaulle.
  • 1958 : 6 juin, visite du général de Gaulle à Oran.
  • Jetée, Cet endroit c’est le fort Lamoune. Ce site est celui qui a été à l’origine bien modeste du port d’Oran la pointe rocheuse de Lamoune, qui termine la montagne du Murdjadjo.
  • 1959 : La chapelle de la Vierge (Notre Dame du Salut) devient un lieu de pèlerinage.
  • 1959 : Entretien du général de Gaulle avec Pierre Laffont, directeur de L’Echo d’Oran.
  • 1959 : 370 000 habitants à Oran.
  • Le Plan du Groupement d’Oran de 1959, préconise l’extension de la ville vers l’Est. Entre-temps, la connexion avec les faubourgs se réalise : Gambetta, Saint-Eugène, Lamur, Boulanger et Maraval mais aussi Choupot, Cité Petit, tout en conservant leur spécificités, sont désormais reliés au centre …Bientôt Es Senia… Déjà, M’dina Jdida fonctionnait comme pôle d’attraction de la population algérienne de la région. Avec El Hamri, M’dina Jdida exerce sa fonction de lieu de mémoire et de mobilisation du mouvement national. La socialisation des masses populaires passe autant par les partis politiques que par les clubs sportifs dont le plus populaire et le plus titré était alors L’Union Sportive Musulmane d’Oran, l’USM Oran. Des Chorafas d’Al Mahaja viennent dispenser des cours d’arabe et de religion. Ils forment des générations de jeunes qui vont militer dans les différents courants du mouvement national. Autour de Houari Souyah, de Mohamed Benahmed dit Commandant Moussa, dans les Médersa MTLD ou réformistes, dans les cercles politiques et le mouvement scout, dans les clubs de football, l’ASM Oran, le MC Oran, l’EM Oran des jeunes se mobilisent a M’dina J'dida, mais aussi dans les faubourgs de Lamur de Médioni de Lyautey (les Arrondissements d'El Hamri) de Victor Hugo et dans les autres quartiers.
  • Charchara : pour se laver de l’eau de mer, de nombreux baigneurs profitaient pour se rendre au tunnel appelé (charchara) ou une abondante eau de source de la (Cressonnière) dévalait comme les chutes d’une cascade.
  • 1960 : Construction du palais des sports baptisé par le maire d’Oran Henri Fouquès-Duparc.
  • 1960 : profanation du cimetière juif d'Oran.
  • 1960 : Premières barricades.
  • 1961 : août, apparition de l'OAS. Les statistiques donnent à Oran 400 000 habitants : 220 000 Européens et 180 000 musulmans. Le couvre-feu est décrété à 21 heures. La ville est partagée en deux. Le FLN contrôle les 180 000 musulmans de M'dina J'dida, des faubourgs Médioni, Lyautey, Lamur et Petit Lac sur lesquels flotte le drapeau vert. L’O.A.S contrôle les quartiers du centre, Gambetta, Eckmühl, Saint-Eugène, la Marine et Sidi El Houari.
  • 1962 : Le 19 mars, Annonce du cessez-le-feu.
  • 1962 : Recrudescence des attentats[réf. nécessaire]. L'un des chefs de l'OAS, Edmond Jouhaud, est arrêté le 25 mars. Juin : incendie du port. Massacre du 5 juillet 1962 (1300 morts selon les sources helvétiques, 3000 selon les archives pieds noirs.) Fin de la présence Française.

Indépendance

  • 1962 : le 5 juillet (Fête de l'indépendance), deux jours après la proclamation officielle de l’indépendance de l’Algérie, enlèvement et de l’assassinat par le FLN de plusieurs milliers de Pieds Noirs (sources allant de 1 100 à 2 000 morts) sans intervention de l'autorité algérienne ni celle des soldats français encore présents bien que le gouvernement français eut été immédiatement informé de ces massacres (les accords d'Evian stipulant qu'entre mars 1962 et le jour de l'indépendance, l'autorité et la sécurité publique serait du seul ressort du Gouvernement provisoire légitime reconnu d'Algérie). Au bas de la rue de la révolution, à 11h15 du matin, des coups de feu éclatent entrainent une panique générale. La foule se lance dans un massacre vengeur de tous les occidentaux. Il y eu de nombreuses victimes et parmi celles-ci 10 juifs d'Oran. Le grand imam de la ville Si Tayeb Al Mahaji (Alem Jalil), condamna ces crimes. Plus tard le président Ahmed Ben Bella a arrêté les commanditaires de ces massacres.
  • 1962 : La France a sollicité la location de la base navale de Mers El-Kébir et des annexes militaires pour 15 ans.
  • 1962 : Place Jeanne d'Arc la statue a été rapatriée après l’indépendance à Caen.

Oran pour les Algériens

  • 1962 : Oran capital économique de l’Ouest Algérien, dont la population totale à la fin de 1962 s’élève à environ 150 000 habitants. Ces citadines se répartissent en masses compactes à la périphérie de la ville ou dans sa banlieue immédiate (Zmala, El Ghoualem, El Gheraba et Al Mahaja).
  • 1962 : En septembre, élection de Ahmed Ben Bella à la présidence de la république.
  • 1962 : Premier maire après l’indépendance est Seghier Ben Ali. Il a été précédé par Brahim Tayeb Mokhtar (Si Mokhtar Al Mahaji).
  • 1962 : Houari Souiyah le premier préfet d’Oran après l’indépendance.
  • 1962 : Medersa El-Falah ouvrit ses portes et continuera ses activités dans le domaine de l'enseignement.
  • 1962 : Juillet le gouvernement algérien, en accord avec la municipalité d’Oran, pour baptise une avenue sur le nom de l’inspecteur de l’enseignement Max Marchand.
  • 1962 : Barclays Bank, Après l’indépendance elle a connu différentes péripéties, elle servira comme siège au commissariat du parti FLN.
  • 1963 : SCM Oran est le premier club d’Oran Champion de la Ligue de Région de football, Apprêt l'indépendance (1962/63).
  • 1963 : Il y a des juifs à Oran qui rejoindront soit la France ou Israël, quelques années après.
  • 1964 : ASM Oran est le deuxième club d’Oran Champion de la Ligue de Région de football, Apprêt l'indépendance (1963/64).
  • 1965 : 17 juin Oran le grand match amical du siècle en Algérie opposant l'Algérie au Brésil, joué au stade municipal (Stade Ahmed Zabana) devant 60 000 spectateurs. Ahmed Ben Bella, le premier Président de la république algérienne, et ancien joueur de l'Olympique de Marseille, était présent.
  • 1965 : 19 juin le coup d’État de Houari Boumédiène.
  • 1967 : 20 juillet Seghier Ben Ali a été élu maire de la ville d’Oran.
  • 1968 : La France abandonna totalement la base navale de Mers El-Kébir.
  • A la fin des années soixante, le célèbre hôtel Le Martinez dont la construction remonte au XIXe siècle, a souffert des glissements de terrains ce qui a incité les autorités à sa démolition pure et simple.
  • 1969 : vendredi 17 octobre Si Tayeb Al Mahaji (Alem Jalil), Mort par un vendredi il est enterré dans le cimetière Moul-Eddouma (Les Planteurs). Il lègue un patrimoine culturel de grande valeur dont les œuvres traitent de l’histoire, de la linguistique et des sciences religieuses.
  • Dans les années 70 l’industrie pétroliere s’est installée à Arzew. Les autorités de l'époque détourne le Barrage de Tafna vers la zone industriel et le port d’Arzew situe à 50 km de la ville d’Oran pour assurer les exportations de pétrole et de gaz, privant la capitale de l'Ouest Algérien (Oran) de l'Eau Douce.
  • 1971 : MC Oran est le premier club d’Oran Champion de la Championnat National (Championnat d'Algérie de football 1970 - 1971).
  • 1975 : La Grande synagogue d'Oran a été transformée en mosquée. Ce lieu de culte est devenu la mosquée Abdellah Ben Salem, celui-ci était un riche juif médinois qui se convertit à l'islam. Le premier imam de la mosquée Cheikh Zoubir Abdelkader, lequel, pendant 17 ans, a officié avec une grande ferveur et un profond prosélytisme religeux.
  • 1975 : 1er juin Découpage territorial a divisé les banlieues et les habitations citadines de la ville d'Oran par d’autres wilayas. La Wilaya d’Oran et s'étale sur une superficie la plus petite dans tout les wilayas d’Algérie.
  • 1975 : 19 juin MC Oran est le premier club d’Oran vainqueur de la Coupe d'Algérie de football.
  • 1976 : Les casernes sont libérées par l’ANP et remise a l’État qui, à son tour, la rétrocéda à la commune d’Oran. En 1995, les autorités de la Willaya transforment les lieux en lycée et CEM.
  • 1978 : 27 décembre, la mort du président Houari Boumédiène.
  • 1979 : 7 février, Chadli Bendjedid président.
  • 1980 : Quartier La Calère Basse et La Calère Haute en Espagnol (La Calaira) est située au pied du Djebel Murdjajo est un quartier construit par les Espagnols de 1500 a l'arrivéedes Ottomans, était un ancien quartier de pêcheurs au centre historique et patrimoniales d’Oran que les autorités ont démolit illégaleent au début des années 80, L’historique d’Oran fait de La Calaira le premier quartier d’El Bahia.
  • Les grandes salles de cinéma telles que : l'Empire, l'Escurial, le Régent, le Colisée, le Balzac, le Lynx, le Club, le Century, le Paris et Rex sont fermées, en grande partie. Et les cinémas des quartiers ont subi le même sort, tous sont fermés et convertis a d'autres activites artisanales et commerciales tels que, Le Mondial (Choupot), Luxe (Lamur), Magique (Saint-Antoine), Lido (Gambetta), Capitole (Boulanger), Alcazar et Olympia (Saint-Eugène), Studio (Saint-Pierre), Plaza (Eckmuhl)…etc.
  • 1982 : La première qualification de l’équipe National Algérien de football au mondial.
  • 1985 : La cathédrale du Sacré-Cœur, Après avoir servi comme un haut lieu de culte chrétien, elle sera reconvertie en bibliothèque municipale.
  • 1985 : Le premier festival du rai est organise a Oran le gouvernement atteste la musique rai comme musique nationale.
  • 1986 : Construction du Parc d’Attraction au profit des enfants.
  • Mokhtar Lakehal Bouhadi Amar, né à Lamur arrondissement d'El Hamri appartient à des fractions des Chorafas d'Al Mahaja de la Zaouia Derkaouia Al Mahajia, celle des Ouleds Sidi Amar Lakehal dans le village d'El Gaada, professeur aux Université de Paris-III (Sorbonne Nouvelle), Université de Paris-XII (Créteil-Val-de-Marne), Institut des Sciences politiques de Paris (Sciences-Po Paris), auteur d'une cinquantaine d'ouvrages de sciences économiques, politiques et sociales (Vuibert, Larmises, Dunod, L'Harmattan, Presses Universitaires de France (PUF), Ellipses, Gualino).
  • 1986 : La chute des prix du pétrole mettra fin à cette politique socio-économique.
  • 1988 : 5 octobre, Événements en tout l’Algérie.
  • 1988 : octobre une nouvelle expérience politique – “la voie démocratique”.
  • 1989 : septembre, une nouvelle constitution, et ouvrit la scène politique au multipartisme.

Crise des Années 1990

  • 1991 : vie politique dominée par des conservateurs religieux.
  • 1991 : en décembre, victoire du FIS au premier tour des élections législatives. Il est limogé au lendemain.
  • 1992 : 11 janvier Chadli Bendjedid qui annonce sa démission le soir même lors d'un discours télévisé.
  • 1992 : 14 janvier Mohamed Boudiaf président de la République.
  • 1992 : manifestations politiques de toutes tendances.
  • 1992 : période de violences opposant l'État aux ultraconservateurs religieux constitués en groupes armés.
  • 1992 : 29 juin Mohamed Boudiaf président de la République assassiné à Annaba.
  • 1992 : guerre Civile algérienne.
  • 1993 : Ahmed Wahby meurt, il fut enterré à Alger.
  • 1994 : 10 mars, Abdelkader Alloula considéré dans le Maghreb comme un des plus populaires dramaturges algériens meurt assassiné par des terroristes.
  • 1994 : 29 septembre Cheb Hasni, Roi du Raï, meurt assassiné par des terroristes à l'âge de 26 ans.
  • 1995 : le comédien Boumediene Sirat alias Diden est mort, il est enterré dans le cimetière de Ain Beida à Oran.
  • 1995 : 30 juin Liamine Zéroual est président de la République.
  • 1999 : 27 avril Liamine Zéroual annonce sa démission.
  • 1999 : 27 avril Abdelaziz Bouteflika est élu par le peuple président de la République.

Années 2000

  • 2001 : 17 juin Cheikh El Miloud Al Mahaji meurt, il était un imam algérien et le fondateur de l'association El-Falah et de la Médersa du même nom à Oran, il est enterré dans le cimetière de Ain Beida à Oran.
  • 2001 : novembre, Cheikh Fethi ancien chanteur de raï de la même lignée que Cheb Khaled, son style est typiquement Oranais de voix nasonnée, il mourut suite à une longue maladie. Il sera enterré au cimetière de Ain-Beida.
  • 2003 : Plus de 2000 artisans ont mis fin à leur activité depuis la création de la chambre de l’artisanat de la wilaya d’Oran.
  • 2004 : 22 février Abdelaziz Bouteflika est élu président de la République pour le second mandat.
  • 2005 : Cheikh Maknous Abdelkader, le dernier imam Mahaji de la mosquée du Pacha depuis 1794 meurt. Il est enterré dans le cimetière de Ain Beida à Oran.
  • 2007 : Les amis de la nature d'Oran, un club scientifique agréé par l'université d'USTO-MB a été créé par des étudiants en Biologie, il est composé d'un groupe d'étudiants agréé pour la protection de l'environnement et compte 35 adhérents (http:/eco-nature.fr.nf).
  • 2008 : Le premier Festival de la musique et de la chanson Oranaise est organise a Oran, sous le parrainage de Blaoui M'hamed El Houari et la commissaire du festival, Mme Rabéa Moussaoui.
  • 2009 : 9 avril Abdelaziz Bouteflika est élu président de la République pour un troisième mandat.
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